Food Mood

Un an pour changer : l’alimentation

9 mars 2016
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Il y a quelques jours j’évoquais déjà pour premier « objectif » de l’année, apprendre à se connaitre. Aujourd’hui c’est un tout autre thème que j’ai envie d’aborder, mais qui pour moi et tout aussi essentiel : l’alimentation. Beaucoup de choses ont changé depuis mon déménagement, et le fait d’avoir enfin une vraie cuisine (un four de moins de 30 ans, un plan de travail stable, des placards) me tenait particulièrement à coeur ! Et pour cause…

Le soucis quand on n’a pas de réel espace de travail, ici la cuisine, mais ça marche aussi pour le bureau, c’est qu’on n’a pas envie de faire d’efforts et/ou d’y passer du temps. Et c’est exactement ce qui se passait chez moi depuis mon premier appartement. Cuisines petites (voir très petites), peu ou pas de rangements/ustensiles/four… Le même constat depuis 10 ans : zéro motivation pour cuisiner quoique ce soit. Et quand je dis cuisiner, je parle bien sûr d’autre chose que 100gr de pâtes avec du ketchup ou du gruyère rappé ! J’exagère un peu, mais je ne suis pas si loin de la vérité.

Maintenant que cette époque est enfin révolue, que ma cuisine actuelle ressemble de plus en plus à ce que je visais depuis plusieurs années, cela me motive pour prendre le temps de cuisiner des produits frais et bruts ! Et cette motivation a été renforcé depuis mon rééquilibrage alimentaire (je n’aime pas le mot « régime », trop de connotation négative !), passant du statut omnivore à celui de végétarien. Ce changement, encore tout récent, m’apporte beaucoup de choses au quotidien, malgré les diverses moqueries et méchancetés que je peux entendre. C’est fou comme la société de consommation agit en véritable Big Brother sur une grande partie de la population… et c’est fou à quel point on ne s’en rend compte que lorsqu’on passe de l’autre côté.

Dans cette nouvelle démarche de transformation, j’ai voulu mettre par écrit les différents points qui me semblent essentiels pour qu’à mon rythme l’alimentation m’apporte un réel « bien-être ».

« Que ta nourriture soit ta médecine, et ta médecine, ta nourriture. » Hippocrate

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Fuir les produits transformés…

Bourrés de sucre, de sel, d’additifs et autres, les produits transformés et finis vendus en GMS sont les premières choses que j’ai décidé d’arrêter ! Je retrouve le plaisir de cuisiner des produits bruts, le vrai goût des fruits et légumes, et le fait de savoir réellement ce qu’il y a dans mon assiette me procure pas mal de bonheur. Alors oui, cela me prend plus de temps, mais cela m’oblige à faire une pause ordi/portable/télé, ce qui n’est pas pour déplaire à mes yeux… En plus de ça, arrêter de consommer des produits/plats tout faits réduit de manière significative la note à la caisse !

…et ne pas succomber au packaging !

Il m’arrive encore de vouloir tester un produit en voyant son packaging, même si je n’en ai pas besoin. Mais ce phénomène diminue au fur et à mesure que je me concentre sur les rayons qui me sont réellement utiles ! Aller à l’essentiel, faire des listes précises me permet de ne plus trop succomber aux jolies étiquettes.

Supprimer les E127, E269 et autres joyeusetés

Le peu de produits finis que j’achète encore sont maintenant scrupuleusement étudiés ! Il m’arrive bien sûr encore de prendre, par exemple, une sauce tomate « toute prête » pour les soirs de flemme. Mais quand ça m’arrive, je prends quelques secondes pour lire les ingrédients présents. Hors de question que le « produit flemme » se transforme en « produit 300% chimique » !

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Se tourner vers les marchés et la vente directe

L’un de mes plus gros défis ! Mon nouveau quartier est assez excentré du centre-ville, et donc de ses petits marchés, et n’étant pas véhiculée, je ne peux pas aller seule dans les fermes ou lieux de vente directe… C’est toute une organisation à mettre en place, mais je pense que c’est quelque chose d’important quand on a vraiment envie de faire attention à ce qu’on mange.

Se renseigner sur les produits et les marques

Une règle que je souhaite m’imposer dans beaucoup de domaines, que ce soit pour la nourriture, les produits de cosmétiques et de soin, ou l’hygiène en générale. J’achète de plus en plus de produits bio, mais comme pour tout, il est préférable de se renseigner et de faire attention. Je préfère largement acheté un produit qui n’est pas labellisé, mais eco-responsable et/ou cruelty-free, qu’un produit certifié mais qui a une emprunte carbone forte parce que ramené d’un pays à l’autre bout de la planète par exemple. Un minimum de réflexion est nécessaire si on veut que son discours sur le « mieux-manger » soit crédible !

Consommer de saison et local

Tout comme le fait de se renseigner sur les produits, j’ai envie de consommer le plus possible de saison et local. Fini les tomates toute l’année ou les fraises fin février (faut pas déconner !). A chaque mois son récapitulatif fruits-légumes afin de consommer tous les bienfaits que peut nous donner la nature. Je vous conseille d’ailleurs les très belles illustrations de Claire-Sophie Lozia !

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S’inspirer !

Que ce soit en version papier avec de beaux livres de recettes ou par le biais de blogs culinaires (ou non), j’aime aller m’inspirer et tester ! Il y a 36 façons de faire des cookies, des fondants au chocolat ou des quiches aux poireaux, et je suis constamment à la recherche de LA recette qui comblera mes papilles. Lorsque je l’ai trouvé, je la note scrupuleusement dans un carnet afin de pouvoir la refaire quand l’envie m’en prend. J’ai d’ailleurs le projet de vous partager mes plus belles découvertes de recettes dans une future rubrique…

Varier, varier, varier…

On ne me le dira jamais assez ! Même si j’ai envie de manger des pâtes 3 fois en une semaine, la chose la plus importante est de varier les plaisirs. Une fois un gratin de coquillettes au chou-fleur, la fois d’après un plat de fettucine aux carottes et aux courgettes, et la fois encore d’après des gnocchis rôtis. Va-rier !

…et écouter son corps et ses besoins.

J’apprends de plus en plus à écouter mon corps et ses besoins. Ce qui reste le plus difficile encore pour moi est de savoir prendre le temps de manger… Lorsque j’ai vraiment faim, j’ai la mauvaise « habitude » d’engloutir mon assiette (pas bien !). Un gros travail est nécessaire pour venir à bout de cette manie mais je me rassure en me disant que l’important est déjà d’en avoir pris conscience ! A moi de continuer à bosser dessus. Hormis cela, le corps est une belle machine, et en apprenant à l’écouter, j’arrive à savoir quels sont ses besoins. C’est une belle expérience, et j’espère réellement que chacun arrivera un jour à être assez en phase son « moi profond » pour réussir à vivre en harmonie avec ses envies et ses besoins !


D’avoir posé ces quelques lignes ici me fait me rendre compte à quel point ma vision à changer en l’espace de 2 ans… et je suis heureuse du « peu » de parcours que j’ai déjà parcouru ! Cette prise de conscience me semble maintenant vraiment essentielle, pour moi mais aussi pour ce qui m’entoure. Mieux consommer est un geste qui parait logique pour certains, irréalisable pour d’autres. Le plus difficile reste d’éveiller ceux qui sont complètement imbriqués dans la routine alimentaire qu’impose notre société actuelle. Mais c’est un tout autre (et dangereux) débat…

Prenez soin de vous et de votre corps

Sources photos : Panier / Champ / Radis
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2 Comments

  • Reply Sarrousse 22 mars 2016 at 09:57

    J’aimerais tellement avoir le courage comme toi de tout changer. Mais j’ai tellement la flemme. J’essaie de faire des efforts mais c’est dur. L’ami Picard est tellement gentil. Mais merci pour ton article, ça m’aide à me remuer un peu <3

  • Reply #RoseChiffon - Ces liens qui... #1 - #RoseChiffon 24 mars 2016 at 20:25

    […] 1/ Chick and Cop – Un an pour changer : l’alimentation Manger, c’est bien. Bien manger, c’est mieux ! Avec sa réflexion, Claudia me fait me poser plein de questions. Retrouver le plaisir de cuisiner des produits sains, plus éthiques, savoir s’écouter et écouter son corps… […]

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